Friday, November 14, 2008

Pendu par les couilles


Du Nouvel Observateur en ligne: http://tinyurl.com/6qvkdj

Histoire secrète d'un revirement

Sarko le Russe

Ou comment le président de la République, qui avant son élection n'avait pas de mots assez durs envers Poutine et rêvait de faire plier Moscou, a fini, au pouvoir, par devenir un partenaire très accommodant - Une enquête de Vincent Jauvert

La scène, qui n'a jamais été racontée, se déroule au Kremlin, le 12 août, en début d'après-midi. Nicolas Sarkozy est seul face à Vladimir Poutine et Dimitri Medvedev. Il essaie de convaincre les deux Russes d'arrêter les combats en Géorgie et surtout de ne pas prendre Tbilissi. Il sait qu'une grande partie de l'armée russe veut aller jusqu'au bout et renverser Saakachvili.

Comment ? Grâce aux interceptions des services secrets français ! Selon une note de la direction du renseignement militaire à ce sujet, certains responsables de l'état-major à Moscou conseillent à leurs chefs de foncer puisque la voie est libre. Sarkozy sait aussi - ou croit savoir qu'un pouvoir géorgien fantoche a été constitué par le Kremlin et qu'il est prêt à prendre la relève.

Le président français interpelle Poutine et Medvedev :

«Vous ne pouvez pas faire cela, le monde ne l'acceptera pas.»

Poutine réplique dans son langage ordurier habituel : «Saakachvili, je vais le faire pendre par les couilles.»

«Le pendre ?» demande le président français, effaré.

«Pourquoi pas ? répond le Premier ministre russe. Les Américains ont bien pendu Saddam Hussein.»

«Oui, mais tu veux terminer comme Bush?», rétorque Sarkozy. Poutine est interloqué. Comme Bush ? Il réfléchit puis lâche : «Ah, là, tu marques un point.»



C'est gagné : Saakachvili sauve sa tête et ses... Cet échange fleuri, épisode crucial de la geste géorgienne de Sarkozy, nous a été relaté par Jean-David Levitte, le conseiller diplomatique à l'Elysée.


"C'est Saakachvili. Il demande que tu lui rendes ses couilles."

2 comments:

kca said...

Elle est serieuse cette histoire?

Buddhist with an attitude said...

Le nouvel obs, mon vieux! Y a pas plus sérieux!